Foire Aux Questions (FAQ)

Le Mouvement Zeitgeist est un mouvement social international initié en octobre 2008 par l'auteur et réalisateur américain Peter Joseph. En effet, après que son premier film Zeitgeist : The Movie, créé à l'origine dans le cadre d'une représentation musicale personnelle (cf cette interview), ait rencontré un large succès sur internet, cela lui a donné l'envie de poursuivre l'analyse de notre société par le biais d'un nouveau film où il met en avant une solution mondiale : le Modèle Économique Basé sur les Ressources (MEBR). C'est à l'issue de ce nouveau film Zeitgeist : Addendum que Peter Joseph a eu l'idée d'inviter l'ensemble des personnes partageant cette idée à se regrouper au sein d'un nouveau mouvement fédérateur : le Mouvement Zeitgeist. Pour en savoir un peu plus sur l'historique du Mouvement, nous vous invitons à consulter cette page. Il est cependant important de noter que, bien que Peter Joseph ait fondé ce mouvement, il n'en est pas le leader. En effet, l'organisation du Mouvement Zeitgeist est à l'image du MEBR dont il fait la promotion. Ainsi, à défaut d'avoir à notre disposition de supers ordinateurs centralisant les informations d'un secteur géographique ou d'un champ d'activité donné, qui seraient tous interconnectés entre eux par niveaux successifs, selon un schéma de hiérarchisation de l'information, nous avons mis en place un réseau de personnes appelées coordinateurs qui s'efforcent de remplir des fonctions similaires. Ces coordinateurs sont uniquement les vecteurs de l'information. Ils collectent des données, les traitent et les communiquent. Vous pouvez retrouver sur cette page un organigramme reflétant la stratégie interne de circulation de l'information du Mouvement Francohone qui est exécutée par des personnes qui se proposent de le faire. Ce fonctionnement ne traduit aucune forme de hiérarchie entre les membres. De plus, si nous voulons vivre dans un monde sans abus de pouvoir, sans division, sans despotisme, sans pénurie, etc... nous devons acquérir un niveau approprié de compréhension de notre environnement. En effet, de nombreuses personnes condamnent les violents dictateurs mais on condamne plus rarement l'ignorance et la malléabilité du peuple et des militaires qui soutiennent aveuglément les intérêts corrompus de l'élite dominante. Or, le vrai changement social ne viendra pas de leaders "honnêtes", il viendra d'une meilleure éducation des masses et d'une réappropriation individuelle de nos responsabilités. C'est pourquoi le Mouvement Zeitgeist n'a pas de leader, tous les membres en sont les acteurs, initiateurs, promoteurs, moteurs, etc. Ainsi, ce mouvement social n'est donc pas une institution ou une organisation politique et s'articule autour de projets en opérant sans hiérarchie et sur la base du volontariat.
Le terme « Zeitgeist » est un terme qui est apparu en Allemagne durant le siècle des Lumières (XVIIIème). Il est employé en philosophie depuis Hegel pour désigner le climat culturel, intellectuel, moral, spirituel et/ou politique d'une période historique précise. On le traduit généralement par "esprit du temps" ou "esprit du moment". Il se différencie du « Volksgeist » ("esprit du peuple") qui décrit l'âme d'une nation particulière et du « Weltgeist » ("esprit du Monde") qui tend à peindre l'esprit immuable de l'humanité, actif depuis le début de l'histoire humaine.
Le Mouvement Zeitgeist reconnaît :
  • Que la conduite de notre système actuel sur cette planète n'est pas durable et prône une transition vers un nouveau modèle de société appelé Modèle Économique Basé sur les Ressources (MEBR).
  • Que pour arriver à cet objectif, l'ensemble des peuples de la Terre devront s'unir, ce qui abolira naturellement les frontières virtuelles créées depuis la nuit des temps et qui découpent le monde en de multiples pays.
  • Qu'à travers une utilisation humaine de la technologie et de la science, nous pouvons fournir une quasi-abondance à l'ensemble de la population mondiale, en passant notamment par la mise en place d'un système d'accès plutôt que de propriétés et d'argent.
  • Que notre modèle d'emploi actuel est obsolète et n'est pas aligné avec l'avancée des technologies puisque l'automatisation et la mécanisation pour la production de biens et de services permettent la suppression d'une grande partie du travail humain tout en augmentant l'efficacité.
  • Que la société doit être en symbiose avec la nature afin d'être durable et d'atteindre un équilibre écologique permettant de vivre en harmonie avec la Terre, ce qui réfère au concept de système et donc de relation systèmique à l'échelle de l'Univers.
  • Qu'un changement sociétal complet est nécessaire si nous voulons éviter un effondrement social, économique et environnemental à l'échelle mondiale et que tout changement moindre ne fera qu'au mieux retarder cette échéance.
  • Que la création d'un environnement plus "sain", qui encourage intrinsèquement des comportements et des actions humaines positives, peut permettre de changer profondément nos valeurs et attitudes actuelles obsolètes.
  • Que la méthode scientifique appliquée de façon holistique et systémique à la société aboutit à des décisions plus rationnelles puisqu'elles sont basées sur des données et des recherches concrètes, plutôt que sur des opinions qui servent des intérêts personnels ou nationaux.
  • Que le système politique actuel est obsolète puisqu'il ne répond pas aux besoins fondamentaux des citoyens et ne sert qu'à préserver le statu quo.
  • Qu'un système qui encourage intrinsèquement la collaboration plutôt que la compétition et qui est basé structurellement sur l'unité et l'égalité est bien plus approprié à la survie humaine et à la durabilité sociale que le système actuel.
  • Apolitique : Le Mouvement Zeitgeist est apolitique dans le sens où il n’a aucune affiliation à quelque parti ou acteur politique actuel ou futur que ce soit. Il est donc neutre politiquement. Par ailleurs, le Modèle Économique Basé sur les Ressources ne peut être considéré comme une idéologie politique applicable dans le système politico-économique actuel, basé sur l'utilisation de la monnaie. Toutefois nous admettons que le Mouvement Zeitgeist est politique au sens le plus large de civilité ou politikos qui indique le cadre général d'une société organisée et développée.
  • Areligieux : Le Mouvement Zeitgeist est areligieux. Il n'est inféodé à aucune religion ni tendance philosophique ou spirituelle particulière et ne se reconnaît dans aucune d'entre elles. Cependant, le Mouvement ne s'oppose pas à la démarche spirituelle, qu'il invite au contraire à entreprendre. Mais uniquement comme un choix personnel, et sans engager le Mouvement de quelque manière que ce soit. En d'autres termes, chaque activiste du Mouvement est bien sûr libre d'avoir ses propres convictions religieuses, philosophiques ou spirituelles, mais celles-ci ne doivent pas entrer en conflit avec les activités et les objectifs que nous poursuivons.
  • Unificateur : Le Mouvement Zeitgeist est unificateur parce qu'il défend l'idée que frontières, races, religions, idéologies, classes sociales et autres barrières éminemment subjectives n'ont pas lieu d'être et nuisent à l'épanouissement de notre espèce. Nous prônons une perception systémique du monde, qui inclut la reconnaissance de l'humanité en tant que grande fraternité. C'est pourquoi nous adoptons une démarche respectueuse envers toute personne, quelles que soient ses idées/croyances personnelles, sans nécessairement les cautionner. Notre démarche unificatrice s'inscrit aux antipodes du nouvel ordre mondial prôné par l'oligarchie financière actuelle, et s'oppose à un gouvernement mondial concentrant le pouvoir dans les mains de quelques uns. Nous souhaitons une unification des peuples qui soit profitable à tous.
  • Décentralisé : Le Mouvement Zeitgeist est décentralisé. À la structure traditionnelle pyramidale nous préférons celle de la coordination, complètement horizontale. On pourrait illustrer cette structure par une série de cercles concentriques ou compris dans des cercles plus grands. Il y a seulement un ensemble de coordinateurs qui n'exercent aucun pouvoir particulier. Ils jouent uniquement un rôle de charnière entre les différentes équipes et branches, lesquelles sont toutes autonomes, mais œuvrent de concert, tant au niveau du partage des informations, que de l’harmonisation de leurs actions.
  • Anti-monétaire : Le Mouvement Zeitgeist est amonétaire, ce qui est une forme d’hérésie vis-à-vis de la doctrine économique actuelle. Nous prônons la suppression définitive du système monétaire et plus généralement de tout système économique basé sur les marchés. Cependant nous reconnaissons l'apport que peuvent représenter des systèmes alternatifs de troc, de SEL (Systèmes d'Échanges Locaux), ou autres, dans le cadre d'une transition à venir, dont le but final est l'instauration d'un système socio-économique bâti selon les principes d'un Modèle Économique Basé sur les Ressources. Les activistes du Mouvement sont donc invités à partager directement leurs ressources plutôt que de mettre de l'argent en commun, et à utiliser leurs réseaux personnels et/ou professionnels pour arriver à obtenir ces ressources.
  • Aiguiser notre esprit critique, partager et accroître nos connaissances sur le monde : L'un des fondements de notre rassemblement est notre envie de connaître, de comprendre le monde qui nous entoure. Nous souhaitons réfléchir ensemble pour trouver des solutions aux problèmes de l'humanité auxquels nous sommes tous sensibles. C'est pourquoi notre premier objectif est de rassembler un maximum de connaissances et de les partager, afin que chaque activiste puisse construire sa pensée sur des bases fiables et rigoureusement établies. Ainsi la méthode scientifique est tout naturellement la voie qu'emprunte chaque activiste du mouvement dans cette recherche de la connaissance.
  • Communiquer ses connaissances et ses analyses au plus grand nombre : Le Mouvement Zeitgeist considère que le système socio-économique actuel est obsolète, et qu'il est la cause intrinsèque de la plupart des maux qui frappent l'humanité aujourd'hui. En particulier, l'usage de la monnaie est une pratique dépassée au regard de nos capacités techniques actuelles. Les conséquences nuisibles de son utilisation généralisée sont à l'origine de nombreux problèmes. Nous savons que l'être humain est actuellement capable de produire en quantité suffisante tout ce dont il a besoin pour vivre dans de bonnes conditions, ce qui nous autorise à envisager un monde sans argent. Les biens seraient simplement mis à disposition de tous, en fonction des besoins de chacun et non plus selon des critères comme le "pouvoir d'achat".
  • Promouvoir le Modèle Économique Basé sur les Ressources comme étant un système résolvant une grande majorité des problèmes de notre monde : Le Mouvement Zeitgeist reconnaît pour l'heure que l'adoption d'un MEBR est la solution qui semble la plus prometteuse pour répondre aux défis actuels. Nous défendons l'idée que les problèmes tels que l'extrême pauvreté d'un grand nombre d'êtres humains, la misère affective, psychologique et morale de nombreux autres, les déchaînements de violence ou encore la dégradation continuelle de notre environnement seraient très nettement réduits dans une civilisation fondée sur un MEBR.
  • Réfléchir ensemble aux moyens concrets qui permettraient de le mettre en place : Dans une double recherche de crédibilité dans notre discours sur le MEBR, et de planification concrète d'une transition des étapes qui permettront l’avènement de ce nouveau modèle socio-économique, nous conjuguons nos efforts pour trouver des solutions pragmatiques dans le but d'atteindre cet objectif. Aussi, envisageons-nous concrètement une période de transition dont la durée et la nature restent à définir précisément, mais qui donnerait naissance à une nouvelle civilisation fondée sur un MEBR.
  • Adopter soi-même et inviter les gens à entamer une démarche individuelle de travail sur soi, un cheminement vers une plus grande compréhension et maîtrise des processus mentaux : Nous reconnaissons que la majeure partie de nos névroses et de nos troubles comportementaux ont pour origine l'environnement culturel et social dans lequel nous avons grandi et continuons de vivre aujourd'hui (en ce qui concerne la plupart d'entre nous). Toutefois, nous constatons aussi la possibilité de nous guérir, en quelque sorte, du mal causé par la civilisation actuelle à notre psychisme. Nous nous engageons à entamer une démarche personnelle d'introspection et d'observation rigoureuse de notre propre fonctionnement intime. Nous aspirons tous sincèrement à nous libérer progressivement des tendances qui nuisent à la fraternité humaine, à l'amour de notre prochain, au partage et au don de soi, etc. En somme, nous souhaitons faire nôtres les qualités qui contribuent à produire des rapports sociaux plus constructifs et épanouissants. Parallèlement à cette démarche personnelle, nous encourageons vivement et ouvertement nos frères et sœurs humains à adopter une attitude similaire.
Le Mouvement Zeitgeist propose que nous travaillions à la mise en place d'un modèle économique mondial basé sur les ressources, dans lequel les ressources planétaires sont reçues en tant qu'héritage commun de tous les habitants de la Terre. En alternative au système d'échange monétaire en place, prédominant sur les formes de gouvernements et orientations sociétales du monde entier, il s'agit d'une reconsidération de notre rapport à l'environnement et aux autres.

Mais commençons tout d'abord par définir précisément ces termes :
  • Modèle Économique : Il s'agit, selon la première définition du dictionnaire, de l'action d'épargner, dans un sens de modération. Communément, cette épargne concerne l'argent, outil pilier du paradigme dans lequel nous vivons. Mais le fait d'épargner cet outil a des conséquences néfastes sur le comportement des individus, au détriment de la satisfaction des besoins de chacun, de la sécurité par la paix, de la qualité de l'environnement, de l'évolution de notre espèce... L'objectif est donc ici de reconsidérer cette définition de modération pour supprimer ces causes néfastes. Le terme économie vient du grec ancien : "gestion de la maison". Dans notre cas, la maison est donc la planète Terre, considérée comme le lieu de vie de tous les êtres humains mais également de tous les autres règnes existants : animal, végétal, minéral...
  • Basé sur les Ressources : Les ressources naturelles sont donc posées comme la base de notre épargne, remplaçant l'outil monétaire. Ces ressources vont de la nourriture, l'eau, l'air, jusqu'aux énergies et aux matières premières nécessaires à la production d'outils... Mais les ressources ne se limitent pas à cela. Peuvent aussi être inclues les ressources humaines qui englobent notre innovation, notre culture, notre faculté à résoudre des problèmes, notre action personnelle ou notre altruisme par le travail...
Simplement, un MEBR utilise les ressources existantes, plutôt que l'argent, pour fournir une méthode de distribution équitable de la manière la plus humaine et efficace possible. Dans un système dans lequel tous les biens et services sont mis à disposition de chacun sans l'utilisation d'argent, de crédit, de troc ou de toute autre forme de dette ou de servitude.

Afin de mieux comprendre ce modèle, considérons ceci : si l'ensemble de l'argent dans le monde disparaissait du jour au lendemain, tandis que les terres arables, les usines, le personnel et les autres ressources étaient laissées intactes, nous pourrions construire tout ce dont nous avons besoin pour satisfaire la plupart des besoins humains. À l'inverse, imaginons que les terres arables, usines et outils de travail, animaux, végétaux, minéraux disparaissent au fur et à mesure de la Terre... alors que l'argent se répand et prolifère de plus en plus... Pourrions-nous survivre (et vivre heureux) dans de telles circonstances ?

"Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière asséchée, le dernier poisson pêché, l'homme s'apercevra que l'argent n'est pas comestible." - Proverbe indien

Au final, ce n'est donc pas l'argent qui est utile aux gens, mais plutôt la possibilité d'avoir accès à la plupart de leurs besoins sans avoir à s'inquiéter à propos de la sécurité financière ou avoir à recourir à une bureaucratie gouvernementale. Dans une économie d'abondance basée sur les ressources, l'argent deviendrait impertinent.

Le MEBR gère donc les ressources de la Terre de manière holistique : il engage une approche systémique de la société en considérant les ressources, l'environnement et les individus comme un tout. En effet, lorsque nous venons à manquer de ressources, à endommager notre environnement, ou à ne plus être en mesure d'assurer l'intégrité des individus, cela est significatif d'une incohérence et d'un dysfonctionnement de notre société dans sa globalité, ce qui la rend non-viable et non-durable à long terme.

Concrètement, cette approche engage naturellement une rationalisation de la production afin de maximiser l'utilisation des biens matériels produits et d'éviter toute pénurie tout en minimisant l'impact écologique et les pertes potentielles. De plus, elle se base sur l'automatisation et la robotisation plutôt que sur le travail humain, libérant ainsi l'humanité des travaux insignifiants et répétitifs lui permettant alors de se consacrer à la réelle satisfaction de ses besoins (épanouissement personnel, intellectuel, culturel, etc.).

L'objectif de cette nouvelle conception sociale est de générer un système stimulant qui ne sera plus dirigé par des objectifs superficiels et égocentriques de richesse, de propriété et de pouvoir mais qui encouragerait plutôt les gens vers l'accomplissement de soi et la créativité, à la fois matérielle et spirituelle.
Le courant de changement social ne peut se manifester que si deux circonstances sont réunies. Premièrement, le système de valeur de l'Homme, qui comprend nos acquis et nos croyances, doit être mis à jour et modifié par le biais de l'éducation et ce par une introspection réfléchie. Deuxièmement, l'environnement périphérique à ce système de valeur doit changer afin d’accepter la vision d'un monde nouveau. L'interaction entre le système de valeur d'une personne et son environnement est ce qui influence son comportement.

Par exemple, dans notre culture, "l'éthique" est en fait une question de point de vue puisque notre système incite et récompense la compétition et l'intérêt personnel. Cette perspective ne conduit pas seulement à un comportement aberrant... elle le crée tout simplement. Ainsi, la corruption est devenue une norme dans notre société et la plupart des gens ne le voient pas ou ne veulent pas le voir. Ce type de comportement est donc considéré comme normal... ou comme une question de point de vue.

De ces appréciations naît une erreur de jugement selon laquelle certains groupes seraient considérés comme "corrompus", tandis que tous les autres seraient "bons". C'est l'ancienne vision du monde du "Nous contre Eux", qui n'a aucune base empirique, car ce n'est, une fois de plus, qu’une question de point de vue.

Par exemple, de plus en plus de personnes parlent constamment du "Nouvel Ordre Mondial" et du fait qu'il y aurait une élite qui tenterait de s'accaparer le monde en complotant depuis de nombreuses années.

L'erreur d'interprétation ici est que ce "groupe" n'est pas un groupe, mais une tendance. En effet, si vous retiriez toutes les élites, il faudrait peu de temps avant qu'un autre groupe ne lui succède avec les mêmes ambitions. Par conséquent, ce ne sont pas ces individus ou ces groupes qui sont le problème, mais plutôt les conditions de vie auxquelles ces personnes ont été habituées et la manière dont ils ont été endoctrinés.

Bien sûr, il est plus facile de se dire que c'est la "nature humaine" qui crée cette compétition et ce besoin de dominance. Mais ceci n'est pas prouvé dans les faits. En réalité, nous naissons comme des ardoises propres et notre environnement façonne ce que nous sommes ainsi que notre façon de nous comporter. Aussi, pour qu'un véritable changement se produise, nous devons passer moins de temps à nous confronter aux produits de cette société malade et plus de temps à essayer de changer les causes qui en sont l'origine. Aussi difficile et décourageant que cela puisse paraître, c'est seulement de cette façon que notre monde pourra évoluer positivement.

Nous pouvons continuer à taper du pied sur les fourmis venant du dessous du réfrigérateur, mais tant qu'on n'enlèvera pas la nourriture qui pourrit derrière, elles continueront à affluer...
Pour répondre à cette question, il est nécessaire de s'intéresser à la sociologie qui est souvent définie comme "l'étude de la société, l'interaction sociale de l'Homme".

Ce domaine prend en compte les structures sociales à la fois cognitives et matérielles. Un exemple de structure sociale cognitive est l'institution établie de la religion et de comment son fonctionnement affecte la conscience collective. Par exemple, les chrétiens Pro-vie partagent le point de vue que la "vie" humaine est un élément séparé de la nature et que tuer un foetus non-né est mauvais. Un autre exemple est celui des promoteurs du système monétaire basé sur la compétition qui expliquent que ce système permet l'état social le plus productif dans lequel les humains peuvent s'engager.

Concernant les structures sociales matérielles, elles sont assez évidentes puisqu'elles existent sous la forme d'entreprises et de gouvernements et possèdent une forte influence sur la société. Étant donné qu'une structure sociale matérielle a toujours une idéologie derrière elle, elle est donc créée à partir du domaine cognitif.

Actuellement, on entend souvent que tel ou tel comportement relève de la "Nature Humaine". Par exemple, la plupart des personnes ont été formées à croire que les êtres humains sont par nature compétitifs et que la stratification sociale ou la hiérarchie sont une "tendance humaine naturelle".

C'est un sophisme (erreur).

Par exemple, si vous observez un groupe de lions, vous verrez que dans la plupart des cas, il y a une hiérarchie sociale et une violente compétition pour l'acquisition de nourriture. Cette comparaison avec le monde animal amène généralement les gens à penser qu'il s'agit aussi d'un phénomène naturel au sein de la société humaine (guerre, avidité, ego, etc.).

Cependant, on néglige bien souvent les conditions environnementales présentes dans chaque cas. En effet, le groupe de lions vit dans un monde de rareté. Ils n'ont pas la capacité technique de créer des pièges et la nourriture ne leur est pas accessible sur demande. Par conséquent, ils doivent chasser et se battre entre eux, ce qui les amènent à devenir plus agressifs les uns envers les autres. Mais ceci est vital pour leur survie ! Une hiérarchie stratifiée se développe alors naturellement et récompense les plus forts au détriment des plus faibles.

Dans la société humaine actuelle, la même chose se passe. En effet, les humains vivent dans le même contexte de rareté depuis trop longtemps. Cependant, au fil du temps, nous sommes devenus de plus en plus "civilisés" grâce à notre intelligence créatrice et à notre capacité à établir un raisonnement scientifique. Ainsi, contrairement aux lions, les humains sont capables de créer des outils et des machines qui peuvent libérer l'être humain d'une corvée ou d'un problème et réduire la raréfaction.

Nous nous apercevons alors que, sur un plan fondamental, si la rareté pouvait être éradiquée, le comportement humain serait soumis à un changement radical, l'éloignant de la compétition, la domination et la stratification.

En fait, nous pouvons également raisonner sous forme de cercle. En effet, dans le monde actuel, les êtres humains font face à un environnement plutôt "malsain" qui les influence négativement et génère ainsi des individus malades/névrosés. Ces individus vont à leur tour interagir avec leur environnement et le dégrader : c'est la naissance d'un cercle vicieux.

A contrario, avec un modèle de société "sain", les capacités créatrices et scientifiques de l'humain seront alors favorisées par son environnement ce qui lui permettra de s'épanouir. Il influencera alors positivement son environnement et un cercle vertueux sera généré.

En conséquence, le véritable changement sociologique apparaîtra en supprimant les conditions qui causent des modes de comportements aberrants et qui polluent notre société. La prison, la police et les lois sont de simples patchworks qui, en réalité, ont tendance à rendre les choses de pire en pire au fil du temps.

En fin de compte, une refonte de notre culture et une remise en question individuelle seront nécessaires pour changer le comportement humain et ainsi briser le cercle vicieux actuel pour le remplacer par un cercle vertueux.
Quand nous considérons la pertinence de nos structures sociales et idéologiques dans la société, nous pensons souvent les gouvernements, les politiciens et les corporations comme étant les institutions organisationnelles et catalytiques responsables de la qualité de nos vies. Ceci est vrai, bien sûr... mais de façon limitée. Au fil du temps, les êtres humains sont devenus de plus en plus conscients de la nature et de ses processus. Ils sont ainsi devenus capable d'imiter le fonctionnement de la nature dans toute sa gloire créative.

Le résultat fut la technologie, qui est ce qui nous sépare, nous les humains, des autres espèces du point de vue fonctionnalité. Nous avons la capacité de créer de façon très large. Si nous ne voulons pas nettoyer les égouts, nous pouvons inventer une machine qui le fera pour nous. Au début de l'âge industriel, une grande majorité du peuple travaillait dans les usines. Aujourd'hui, presque toutes les usines sont composées de machines automatisées. Ceci a mené à la création d'une industrie de "services" large et artificielle afin que les êtres humains aient toujours un emploi et qu'ils puissent continuer de gagner de l'argent.

Ce modèle est très révélateur. En effet, l'automatisation des machines provoque une baisse générale et constante du besoin de main-d'œuvre humaine. Ceci ne veut pas dire que les humains n'auront plus rien à faire dans le futur. C'est plutôt le contraire... En effet, cet état de fait (diminution du travail, augmentation du temps libre) permettrait l'affranchissement de l'humanité du travail que les humains n'ont plus besoin de faire et donc, nous aurions plus de temps pour faire ce qui nous plaît.

Nous voyons que notre qualité de vie, du côté de la fonctionnalité, a été grandement augmentée grâce aux avantages des outils technologiques que nous avons créés. De la tondeuse à gazon au stimulateur cardiaque, la technologie sauve nos vies et diminue le temps que nous avons besoin de dépenser en faisant des activités banales, difficiles ou dangereuses. En fait, si quelqu'un prend assez de recul, il devient clair que le développement technologique est l'institution la plus importante que nous ayons. Il est socialement bénéfique, contrairement à l'armement, et devrait donc être la plus haute priorité de nos cultures.

En fait, le développement technologique nous est amené par un fil de pensées particulier, un processus... Cela pourrait s'appeler la "Méthode Scientifique". Carl Sagan cita quelque chose à cet effet : "La société prend à bras ouverts les cadeaux de la science, mais rejette ses méthodes". Ceci est particulièrement vrai dans l'âge moderne et les gens ont du mal à comprendre que la science n'est pas seulement un outil mais plutôt une fonctionnalité universelle qui peut être appliquée à la société d'une manière encore inconnue pour la plupart d'entre nous.

Il est évident que la technologie, à condition qu'elle soit correctement utilisée, améliore nos vies en libérant l'être humain. Alors pourquoi ces méthodes ne sont-elles pas appliquées à la société de manière générale ? Manifestement, la méthode scientifique est constamment utilisée pour des systèmes isolés, mais elle n'a jamais été considérée de façon plus large. Ceci est largement dû aux vieilles superstitions qui critiquent la logique de la science en faveur d'une vision du monde plus dogmatique, dépassée et hautement romancée. Il est temps que nos réflexions ne soient plus limitées par nos inquiétudes ainsi que par le système monétaire et que nous commencions à penser aux possibilités que nous avons ici sur Terre d'une façon plus large. C'est cet intérêt qui a créé le concept de "Modèle Économique Basé sur les Ressources" dont les fondations sont très simples. Nous étudierons, préserverons et maximiserons notre utilisation des ressources planétaires grâce à une importante récolte de données accessibles en temps réel et à un fort développement technologique. Avec cette vision, très peu de place est laissée à l'interprétation subjective puisque la stratégie scientifique devient le cœur de la construction sociale et génère une extension sensible de nos possibilités.
Tout d'abord, avoir besoin de gagner de l'argent dans notre système monétaire actuel ne revient pas à reconnaître l'argent comme une finalité en soi ou comme le seul moyen de faire fonctionner une société humaine.

Il est également important de pointer que la société assume aujourd'hui une posture très négative envers l'humanité, soutenant la croyance que si les êtres humains n'étaient pas obligés de faire quelque chose, ils tourneraient en rond, seraient paresseux, et au final ne feraient rien. Ceci est absurde.

La notion de loisirs est une invention monétaire. Dans un Modèle Économique Basé sur les Ressources, il n'y aurait pas de séparation entre le travail et les loisirs parce que les humains devraient pouvoir faire ce qu'ils perçoivent comme étant épanouissant. Regardons cela d'une autre façon : considérons la curiosité et les intérêts des enfants. Ils ne savent pas ce qu'est l'argent... Ont-ils besoin d'être motivés par l'argent pour sortir, explorer ou créer ? Non. Ils ont des intérêts personnels et ils les poursuivent sans récompense. En fait, ceux qui ont le plus contribué à la société, comme Einstein, Newton ou Galilée, ont poursuivit ce qu'ils faisaient sans se soucier de l'argent. Ils l'ont fait parce qu'ils le voulaient. L'acte de le faire et de contribuer à la société a été leur récompense.

On peut en déduire que l'argent n'est pas la vraie motivation pour quoi que ce soit et que penser le contraire est en fait croire que les humains sont, par nature, paresseux et corrompus. La paresse et la corruption sont donc des produits du conditionnement que notre système social génère.
Le système monétaire a longtemps été considéré comme un facteur de développement positif pour la société parce qu’il prétendait produire le rendement et le progrès. En réalité, le système monétaire est devenu un instrument de division et de contrôle totalitaire.

Il représente la forme ultime du "diviser pour régner" puisqu’il véhicule en son sein les postulats suivants :
  • Nous devons nous affronter les uns les autres pour survivre.
  • L'Homme doit avoir une récompense "stimulante" pour faire quoi que ce soit de significatif.
Revenons sur le premier postulat : "Nous devons nous affronter les uns les autres pour survivre". Ce critère de "compétition" dans notre système garantit la corruption de la société à tous les niveaux puisqu’il repose sur le principe du "Nous contre Eux". Beaucoup objectent que le "système de marché libre" est efficace, mais qu’il est corrompu de nos jours en raison des mauvaises politiques, du favoritisme, des sauvetages financiers, etc. Ils pensent que si un marché "véritablement" libre pouvait exister, tout se déroulerait sans problème... Mais ils se trompent. En effet, ce à quoi nous assistons aujourd'hui est la mise en œuvre du marché libre dans toute sa splendeur avec ses profits inégaux et sa corruption généralisée.

Aucune loi n'empêchera jamais les délits d'initiés, les connivences, les monopoles, les abus de travail, la pollution, l'obsolescence planifiée ou autre... elles ne pourront qu'au mieux minimiser certaines dérives. Voilà ce qu'un système basé sur la compétition produit à coup sûr, puisqu’il est fondé sur le principe de l’exploitation d’autrui pour le profit et la survie.

Par ailleurs, beaucoup pensent aussi que le système monétaire est le seul système fonctionnel qui existe aujourd'hui. Or, il semble qu'il s'agisse aussi d'une erreur, d'une part parce que nous constatons aujourd'hui que ce système économique basé sur le profit ne fonctionne pas si bien que cela et surtout pas de la même manière pour tous et d'autre part parce que nous connaissons maintenant le Modèle Économique Basé sur les Ressources.

Quant au second postulat : "L'Homme doit avoir une récompense stimulante pour faire quoi que ce soit de significatif", c'est tout simplement une perspective triste et incroyablement négative de l'être humain en général. Présumer qu'une personne doit être "motivée" par le biais des institutions en place ou par conséquent "forcée" à faire quoi que ce soit est tout bonnement absurde. Souvenez-vous lorsque vous étiez un enfant et que vous n'aviez aucune idée de ce qu'était l'argent. Vous jouiez, étiez curieux et faisiez de nombreuses choses... Pourquoi ? Parce que vous en aviez envie.

Cependant, dans notre système, plus le temps passe, plus cette curiosité naturelle et cette motivation personnelle spontanée disparaissent chez l’individu, dès lors qu’il est contraint de se conformer à un système de travail spécialisé, compartimenté et pré-défini pour survivre. Ce qui, en fin de compte, engendre souvent une saine rébellion en lui, dès lors qu’on le force à travailler. C'est ainsi qu'est née la séparation du "loisir" et du "travail". Les adeptes du système monétaire qui clament que ce dernier produit de la motivation, supposent que toute résistance à ce principe est motivée par la paresse. Ils ne conçoivent pas que dans une société authentique, chacun suivrait ses penchants naturels et travaillerait afin de participer au fonctionnement de la société, non pas parce qu'il est "payé" pour le faire, mais parce qu'une plus grande sensibilité l’amènerait à réaliser que sa contribution à la société l’aide autant qu’elle aide les autres.

Il s'agit ici de l'état de conscience le plus élevé que nous espérons communiquer : "Votre récompense pour avoir contribué à la société est le bien-être de cette société qui, en retour, servira votre bien-être."

Maintenant, à la lumière de ce qui précède, il est important de comprendre que notre monde est actuellement indéniablement dirigé par un petit groupe d'élites, occupant les postes les plus élevés des institutions les plus importantes de la société : les Affaires et la Finance. La mise en place d'un gouvernement est associée à l'influence et au pouvoir des sociétés commerciales et des banques. Leur sang vital est l'argent alors que ce n’est en réalité plus qu’une illusion qui perd de plus en plus en crédibilité aux yeux de la société.

Simultanément, on apprend aux individus qu'être "correct" est ce qui les définit en tant qu'être humain. Le fait d'être "correct" est directement lié aux valeurs prédominantes de la société elle-même. Par conséquent, ceux qui acceptent et soutiennent les opinions du système social sont considérés comme "normaux", tandis que ceux qui sont en désaccord sont considérés comme "anormaux" ou même "subversifs". Que ce soit le dogme d'une tradition sociale unique ou l'alignement avec une religion mondialement établie, la base est la même : le matérialisme intellectuel.

Alors que nous réalisons que nos connaissances et nos institutions sont en constante évolution, nous constatons que tout système de croyance qui prétend "tout savoir", sans contestation possible, est voué à l'échec.

Ceci étant dit, il apparaît évident que ceux qui ont été conditionnés à accepter intégralement les enseignements immuables avancés par notre culture ou notre éducation au sens large du terme, sont tout aussi dangereux que les structures du pouvoir établi, en devenant les "gardiens auto-proclamés du statu quo". Cela s'applique à tous les systèmes, principalement politiques, financiers et religieux. Depuis que les individus s’identifient aux doctrines d'un pays, d'une religion ou à une éthique des affaires, il leur est souvent très difficile d'en changer puisque leur identité a été intégrée aux idéologies qui leur ont été imposées. Au final, ils garantissent l'élitisme, le crime, la guerre et les inégalités.

Par conséquent, ils perpétuent la doctrine de l'institution, simplement pour maintenir leur intégrité personnelle, telle qu'ils la perçoivent. Nous devons mettre fin à ce cycle insupportable car il paralyse notre développement non seulement en tant qu'individu mais aussi en tant que société.
La soutenabilité nous fait généralement penser à la durabilité, à la longévité et au respect de l'environnement. En effet, une pratique soutenable est une pratique qui prend la santé du futur en considération. Cependant, cette idée n'est pas réservée simplement au monde physique, matériel. Elle s'applique également à la pensée, aux croyances, à la conduite humaine et à la société dans son ensemble.

Une pratique insoutenable a un effet négatif déséquilibré, qui, sur du long terme, affectera défavorablement une personne, une société et/ou l'environnement. L'exemple de l'utilisation courante du pétrole comme source d'énergie en est un cas classique puisque le pétrole n'est pas une énergie renouvelable (sur du court terme) et que nos réserves diminuent rapidement. N'importe quelle pratique qui cause un épuisement irréversible de ressource ou une pollution environnementale à long terme est une pratique insoutenable. De la même façon, si une compagnie produit de grandes quantités de rebuts polluant l'environnement, ceci pourrait aussi bien être considéré comme une pratique insoutenable, indépendamment de ce qu'elle produit.

De même, si les matières ou les connaissances employées dans la production d'un produit ne sont pas de la plus haute qualité, alors très souvent l'intégrité de ce produit est en soi compromise, menant à la création de plus de déchets quand celui-ci se brise ou devient désuet. Étant donné notre système actuel de profits, la plupart de tout ce qui est produit, l'est avec une faiblesse intrinsèque, due à la nécessité de maintenir une forte consommation et à diminuer les coûts afin d'être plus compétitif sur le marché. En d'autres termes, si deux compagnies rivalisent pour créer un certain article, il est très probable qu'elles compromettront la qualité au profit d'un prix abordable. Le résultat est un produit qui devient inefficient beaucoup plus rapidement plutôt qu'un produit qui a été construit, entre autres, avec des matériaux de plus haute qualité qui lui aurait permis d'avoir une durée de vie plus longue.

Or, ceci n'est pas possible dans notre système pour deux raisons :
  • Si une compagnie devait employer la meilleure technologie et les meilleurs matériaux connus, elle aurait probablement un coût de production beaucoup plus élevé, ce qui lui ferait perdre un avantage concurrentiel.
  • Si des produits étaient conçus pour durer longtemps, les gens n'auraient pas ce même besoin continuel de remplacer ce qu'ils possèdent et une vaste quantité de revenus et d'emplois seraient perdus dans toute l'industrie, ralentissant l'économie. Naturellement, c'est insoutenable par définition, car l'inefficacité inhérente du système économique crée inutilement la multiplicité des déchets et de la pollution.
Et ceci nous mène à des idéologies insoutenables. Une idéologie insoutenable est une idéologie qui mène une personne ou un groupe de personnes à des pratiques insoutenables. Par exemple, les pratiques insoutenables qui existent dans toutes les industries sont le résultat d'une faille fondamentale dans l'idéologie de la structure économique elle-même.

En théorie, on reconnaît aisément que le fait d'avoir une abondance de ressources, couplée avec la production de produits faits avec des matériaux les plus durables possible afin de maximiser l'efficacité et la soutenabilité serait une bonne chose. Cependant, ces notions ne sont pas récompensées dans notre système monétaire mondial actuel : c'est la pénurie et l'obsolescence programmée qui sont récompensées. En effet, sur le court terme, elles permettent de maximiser les chiffres d'affaires, tout en créant des emplois. Tristement, cette "récompense à court terme" est réalisée au détriment d'une "destruction à long terme". Le système de libre entreprise, avec tous les autres sous-groupes, tels que le communisme, le socialisme et le fascisme, est une idéologie insoutenable puisqu'il met en valeur l'abus environnemental et social.
Très simplement, la "Méthode Scientifique" est un processus de recherche qui, à travers des méthodes d'étude les plus modernes, des mesures, des essais et des expérimentations, travaille dans le but de démontrer la validité d'une compréhension particulière ou à la résolution possible d'un problème particulier. On pourrait prendre l'exemple d'une voiture défectueuse : si votre voiture ne démarre pas, vous commenceriez par faire une analyse afin de trouver la source du problème. La logique guiderait votre attention. En effet, vous commenceriez probablement par vérifier la quantité d'essence qui est présente dans la voiture, puis le mécanisme d'allumage, etc. Ceci est la méthode scientifique appliquée à la résolution des problèmes. Une méthode non scientifique pour régler un tel problème tomberait dans la catégorie de "l'irrationnel". Par exemple si votre voiture ne démarre pas, il ne serait pas rationnel de commencer par examiner les pneus puisque les pneus n'ont probablement rien à voir avec les mécanismes liés au problème. Les six étapes phares de la méthode scientifique :
  • Étape 1 - Poser une question : la méthode scientifique commence quand vous vous posez une question à propos de quelque chose que vous observez (Comment ? Quoi ? Quand ? Qui ? Quel ? Pourquoi ? Où ?). Pour que la méthode scientifique puisse correctement répondre à cette question, il est préférable qu'elle porte sur quelque chose de quantifiable.
  • Étape 2 - Faire une recherche de fond : vous devez rechercher les techniques et équipements qui pourraient être les plus appropriés et pertinents pour investiguer votre sujet ainsi que les scientifiques ayant déjà travaillé sur cette problématique. En effet, plutôt que de partir de rien, les chercheurs font toujours des recherches bibliographiques afin de mieux s'approprier le sujet d'étude et de les aider à orienter leurs expériences.
  • Étape 3 - Construire une hypothèse : une hypothèse est une déduction logique sur la façon dont fonctionne les choses : "Si je fais ceci, alors cela arrivera". Votre hypothèse doit être clairement énoncée et construite de manière à répondre à votre problématique initiale. La réponse à une problématique complexe peut nécessiter d'élaborer plusieurs hypothèses.
  • Étape 4 - Tester avec une expérience : votre expérience permet de vérifier si votre hypothèse est vraie. Il est important de réaliser un "test juste", c'est-à-dire qu'à chaque test, vous ne devez modifier qu'une seule variable à la fois et fixer les autres.
  • Étape 5 - Analyser les données : une fois que votre expérience est terminée, rassemblez et organisez vos mesures de manière a pouvoir les analyser le plus facilement possible. Si l'hypothèse se révèle fausse, il ne faut pas pour autant baisser les bras et construire une nouvelle hypothèse en fonction des résultats obtenus.
  • Étape 6 - Communiquer les résultats : afin de terminer votre étude scientifique, vous devrez mettre en forme vos résultats dans un rapport final pouvant comporter des courbes et/ou des tableaux de mesures. Il est notamment important de garder un œil critique sur ses résultats et de reproduire plusieurs fois l'expérience avant de communiquer publiquement l'exactitude d'une hypothèse. En effet, pour qu'une hypothèse soit vraie, elle doit être reproductible. Les scientifiques "professionnels" publient leurs études dans des revues spécialisées afin de faire connaître leurs résultats à l'ensemble de la communauté scientifique.
Malheureusement, notre approche au sein de l'action sociale est en grande partie sans logique ou sans méthodologie. En effet, elle est plutôt submergée dans la tradition, dans la superstition et dans les méthodes de conduite démodées. Une approche scientifique appliquée à la société, en utilisant la logique et la raison pour évaluer et réagir aux problèmes sociaux, aurait une tendance naturelle à aller vers la soutenabilité car rien ne peut être isolé ou détaché dans une telle approche. En d'autres termes, nous devons cesser de regarder le monde par les œillères des systèmes et des idéologies qui ont été créés par le passé et nous devons utiliser une approche systémique afin de voir le monde de la façon la plus large et la plus impartiale que nous pouvons. La science nous a prouvé la validité de cette approche sans aucun doute. Or, un regard rapide sur le mode de fonctionnement utilisé dans le monde reflète aujourd'hui une grave négligence de raison, de logique et d'application scientifique. Nos structures économiques sont basées sur les agents monétaires et sur des valeurs qui ont peu de rapport avec les vraies ressources et la réalité. Notre organisation du système de travail oblige les gens à "être employés" afin de gagner l'argent qui leur permet de survivre. Or, la contribution réelle des métiers qu'ils exercent envers la société peut fortement être remise en cause. En effet, de nombreux "emplois" existent souvent simplement afin que les personnes continuent de faire "quelque chose" et qu'elles puissent soutenir la structure économique. Ceci est un gaspillage de la vie humaine... Pour résumer, la Terre est un système symbiotique qui doit être approché de manière scientifique, en tenant compte des ressources disponibles et en faisant preuve d'ingéniosité, afin d'éviter autant que possible des décisions basées sur l'opinion ou la projection. Notre société doit être construite sur l'intelligence et la conscience humaine, couplées à la gestion et à l'utilisation intelligente des ressources terrestres. Par conséquent, nous devons commencer à avoir une approche qui maximise l'éducation et qui utilise la méthode scientifique afin de gérer les technologies et les ressources utilisées. C'est ce que propose le Modèle Économique Basé sur les Ressources.
Tout d'abord, une distinction notable doit être faite entre les religions et les institutions religieuses.

Concernant les institutions religieuses, le Mouvement Zeitgeist les rejette purement et simplement puisque leur vision du monde est obsolète et basée sur des postulats déformés qui ne servent au final qu'à mieux manipuler les masses. Les institutions religieuses s'articulent autour de relations de pouvoir, de coercition et de corruption relative, n'acceptant pas la remise en cause ni l'évolution. Elles s'opposent donc à l'approche scientifique.

Concernant la spiritualité, il semble qu'elle ait une signification différente pour chacun de nous. Une définition standard serait : "un sentiment de signification et de but ; un sentiment de soi et d'une relation avec ce qui est plus grand que soi". Actuellement, la religion et le mysticisme semblent avoir le monopole de la spiritualité. La religion théiste considère souvent une "relation avec dieu ou avec le créateur divin" tandis que les mystiques trouveront souvent une relation à une force ou à un pouvoir "surnaturel". Le fait est que, d'une façon pratiquement universelle, la spiritualité se réfère à une "relation" à un niveau ou à un autre. Dans la plupart des cas, elle est associée à la "place" d'une personne ou sa "signification" dans la vie...quelle qu'elle soit.

Aussi subjectif que cela puisse paraître, nous commençons à reconnaître des changements dans ces notions car le progrès social tend à se frayer un chemin vers des compréhensions qui résistent aux épreuves du temps. Dans l'ère moderne, nous avons la capacité de regarder notre passé et d'examiner ce que nos ancêtres considéraient comme "réel" pour ensuite comparer ces idées à ce que nous comprenons aujourd'hui. Beaucoup des "pratiques spirituelles" qui ont existées par le passé, n'existent plus de nos jours en raison des nouvelles découvertes scientifiques réalisées. Par exemple, les premières religions sacrifiaient souvent des animaux dans certains buts. Cela se produit rarement de nos jours car l'efficacité d'un tel acte s'est révélée inexistante dans les effets désirés. De même, les gens effectuent rarement des "danses de la pluie" pour influencer la météo. En effet, nous comprenons dorénavant plutôt bien de quelle manière les conditions météorologiques sont influencées.

À bien des égards, la religion établie semble être fondée sur un malentendu perceptuel au sujet du processus de la vie. Par exemple, elle présente un point de vue qui place souvent l'Homme à un niveau différent des autres éléments de la nature. Cet "ego spirituel" a conduit à des conflits dramatiques pour les générations, non seulement entre les êtres humains, mais par inadvertance entre nous et l'environnement lui-même.

Cependant, au cours du temps, la science a montré à quel point les êtres humains sont soumis aux mêmes forces de la nature comme tout le reste. Nous avons appris que nous partageons tous la même base atomique avec les arbres, les oiseaux, les pierres et plus généralement avec l'ensemble du monde matériel. Nous avons également appris que nous ne pouvions vivre sans les éléments de la nature. En effet, nous avons besoin d'air pur pour respirer, de nourriture pour manger, d'énergie du soleil, etc. Lorsque nous comprenons cette relation symbiotique de la vie, nous commençons à voir que de toutes les relations, c'est notre relation à la planète et plus généralement à notre environnement qui est la plus profonde et la plus importante.

Et c'est par la Méthode Scientifique que nous parvenons à une meilleure compréhension de ces processus naturels afin que nous puissions mieux nous adapter à cette vie dans son ensemble. Ainsi, notre intégrité est à la hauteur de l'intégrité de l'environnement auquel nous appartenons. Cette compréhension implique donc l'idée d'interdépendance et d'interconnexion de l'ensemble de la vie.

La nature elle-même est notre professeur. Nos institutions sociales et nos philosophies doivent être tirées de cette compréhension fondamentale et, invariablement, "spirituelle". Plus vite cette compréhension se propagera, plus vite la société deviendra saine, pacifique et équilibrée.

Il est également important de noter qu'en dehors de cette vision symbiotique à la vie, il est tout à fait possible de garder une multitude de croyances diverses et variées qui font que chaque personne possède sa propre "spiritualité", le tout étant que celle-ci ne génère pas des comportements néfastes pour l'ensemble de la société.
Beaucoup de personnes s’inquiètent de l'augmentation de la population mondiale, tandis que certaines figures despotiques comme Henry Kissinger affirment qu'une "réduction" est nécessaire. C'est, évidemment, assez effrayant. Cependant, la véritable question subsiste : "Est-ce que l'augmentation de la population est si néfaste ?"

La réponse est que, d'un point de vue scientifique, la Terre pourrait supporter beaucoup plus de personnes si besoin est, une fois que la technologie de pointe sera exploitée et une fois que nous auront changé nos modes de vie. En effet, notre planète est composée à 70% d'eau et des cités construites sur ou sous la mer permettraient de soulager les villes terrestres. De plus, une éducation axée sur la vie en général pourra permettre d'informer les personnes quant aux conséquences de leurs actes reproductifs et l'augmentation de la population sera tout naturellement ralentie au fur et à mesure que les gens commenceront à réaliser de quelle manière ils sont liés à la planète et à sa capacité d'accueil.

En fait, le seul "gouvernement" pouvant réellement exister est la Terre et ses ressources. À partir de là, toutes les possibilités peuvent être évaluées. Nous devons également unir l'ensemble des pays afin de pouvoir faire une évaluation complète et très détaillée des ressources de la planète.

Notre vocation est de parvenir à un système social qui agit sans argent ni politique, tout en les autorisant à disparaître d'eux-mêmes à mesure que l'éducation se développe. Personne n'a le droit de dire à quelqu'un d'autre ce qu'il doit croire car personne n'a une compréhension totale de quoi que ce soit. Cependant, si nous nous penchons sur les procédés naturels de la vie, nous verrons alors comment nous pouvons vivre en harmonie avec la nature et la voie à suivre n’en sera que plus claire.
Le mouvement étant amonétaire, il est important d'être très clair à ce sujet.

Tout d'abord, aucune adhésion financière ou contribution monétaire pour rejoindre ou agir au sein du mouvement ne sera jamais demandée. De même, le refus de participer à un projet ne sera pas non plus reproché, chacun étant libre de s'investir comme il peut et le souhaite, qu'il s'agisse d'investissement par l'action, le temps, les moyens ou les possibilités financières.

Conscient de la situation de notre société, l'utilisation de l'argent au sein du mouvement n'est pas proscrite mais se doit d'être limitée au maximum, en particulier dans ses formes actuelles. Il est important dans notre démarche de favoriser principalement des alternatives (investissement de chacun, échange de services, etc.).

L'utilisation monétaire peut être envisagée dans ces deux cas généraux :
  • Lorsque les alternatives ont été épuisées et qu'aucune autre solution n'est possible pour mener le projet à terme. Le recours à l'argent doit être clair (objectifs stratégiques ; utilisation optimisée et réfléchie de l'argent ; analyse du "coût" en fonction des valeurs que nous défendons...) et le responsable de projet doit justifier de recherches d'alternatives qui n'ont pas pu être concrétisées. La contrainte de temps peut aussi être considérée.
  • Lorsqu'une opportunité non négligeable se présente à nous. Une opportunité peut être un avantage de coût de production, mais également l'organisation commune d'un projet entre plusieurs régions, un grand nombre de membres, etc. L'organisation d'une collecte de DVDs entre plusieurs régions en est un exemple.
Il est du ressort de chacun de se positionner personnellement dans sa propre démarche au sein des projets mais aussi, avec l'esprit critique, de bien toujours considérer les objectifs du projet et l'usage qui sera fait du produit de la "collecte" éventuelle.
Lorsque le Mouvement Zeitgeist a été créé en 2008, il était clairement défini comme étant le "bras activiste du Projet Venus" afin de mettre en avant le concept d'économie basée sur les ressources que développe depuis plus de 30 ans Jacque Fresco, concepteur industriel et ingénieur social. C'est pour cela que dans de nombreux documents audio et vidéo présentés sur ce site, vous trouverez des références au Projet Venus et à Jacque Fresco. Cependant, début 2011, de fortes tensions ont éclaté entre Peter Joseph, Jacque Fresco et son associée Roxanne Meadows mais également entre différents coordinateurs et activistes des deux organisations. S'en est suivie une scission initiée par le Projet Venus, qui permet dorénavant au Mouvement Zeitgeist d'une part et au Projet Venus d'autre part d'agir chacun à leur manière sans avoir une quelconque influence réciproque. Il est tout de même important de noter qu'il n'y a pas d'opposition fondamentale entre les deux organisations et que chacun est libre de s'investir de la manière qu'il souhaite dans l'une ou l'autre ou les deux. Les différences résident plutôt sur la fonction et sur la stratégie à utiliser alors que l'objectif final reste essentiellement le même.
Fonction
Le Mouvement Zeitgeist cherche à communiquer un courant de pensées en se penchant sur la façon dont la compréhension et l'application de raisonnements scientifiques peuvent améliorer la société humaine à l'égard de la santé publique et de la durabilité. Il cherche ainsi à générer une masse critique instruite au niveau mondial afin que ce courant de pensées soit accepté et mis en œuvre de façon naturelle tout en dégageant de cette logique les notions évidentes de conception sociale. Cela se fait par le biais de nombreux projets et événements, tels que les Z-Days, le Zeitgeist Media Festival, les Townhalls Meetings, les communiqués, les conférences, les émissions radio, les réseaux sociaux, etc. Le Projet Venus n'a historiquement jamais été un mouvement social. Il fonctionne plutôt à la manière d'un groupe de réflexions qui développe et exprime le travail de Jacque Fresco dont notamment sa vision de l'avenir en ce qui concerne les conceptions physiques (voitures, logements, villes, etc.) et les méthodes sociales.
Stratégie
Dans leur communication, le Projet Venus a tendance à se citer lui-même comme étant l'unique solution et cela le transforme en une institution qui revendique souvent la propriété intellectuelle des idées de Jacque Fresco. Par exemple, le terme et la définition d'une Économie Basée sur les Ressources (EBR = RBE = Resource-Based Economy) ont été placé sous Copyright par le Projet Venus en 2010. De même, les images, photos, vidéos, etc. du Projet Venus sont généralement placées sous Copyright et ne peuvent plus être utilisées par le Mouvement Zeitgeist. Le Mouvement Zeitgeist ne limite pas ses références en terme de solutions au Projet Venus, à une seule personne ou à une seule institution et ne prétend pas non plus à la propriété intellectuelle ni d'être à l'origine de toute idée promue. Au lieu de cela, il met l'accent sur le raisonnement sous-jacent de l'application de l'efficacité scientifique à la société en s'inspirant de l'ensemble de la recherche scientifique sans discernement. Rappelons qu'à travers l'évolution culturelle et la transmission d'informations, toute connaissance est rapidement reproduite et diffusée massivement et que les concepts de "crédits", de "copyright" et de "propriétaires institutionnels" sont dépassés et indéfendables dans la réalité. Cela ne veut pas dire que les personnes considérées comme "expertes" ne sont pas à privilégier quand la situation l'exige. Mais toute information va de toute façon subir son propre examen logique par chaque personne qui la recevra et le messager devient alors sans importance. Cependant, afin de démontrer un respect général pour les travaux du Projet Venus et comme ils se considèrent comme étant propriétaire de la notion d' Économie Basée sur les Ressources, certains dans le mouvement préfèrent adapter leur expression et utiliser le concept de Modèle Économique Basé sur les Ressources (MEBR = RBEM = Resource-Based Economic Model), ce qui permet également de mieux se distinguer du Projet Venus de Fresco et d'en permettre une compréhension plus générale et flexible. Le Mouvement Zeitgeist voit le changement du système de valeurs et la sensibilisation de masse comme étant l'objectif le plus critique en ce moment, ce qui explique que le développement des branches locales et la réalisation d'événements publics sont principalement mis en avant. Les dessins techniques très spécifiques et caractéristiques du Projet Venus qui intègrent les rouages du système social émergeront en fait d'eux-mêmes et de manière naturelle une fois que le courant de pensée sera compris et accepté par la population. En outre, contrairement au Projet Venus, le Mouvement Zeitgeist possède également un côté militant plus traditionnel, composé de collectes de nourriture, d'actions de protestation et de travail en collaboration avec diverses organisations (associations, mouvements, etc.) afin de permettre d'atténuer la souffrance immédiate générée par le système monétaire actuel. Afin de vous permettre de diversifier vos sources et d'avoir un avis plus objectif sur la question, nous vous invitons également à visionner cette vidéo mise en avant par le Projet Venus dans leur FAQ afin de mieux connaître leur point de vue sur cette scission.