M.E.B.R.

Le Mouvement Zeitgeist propose que nous travaillions à la mise en place d’un modèle économique mondial basé sur les ressources, dans lequel les ressources planétaires sont reçues en tant qu’héritage commun de tous les habitants de la Terre. En alternative au système d’échange monétaire en place, prédominant sur les formes de gouvernements et orientations sociétales du monde entier, il s’agit d’une reconsidération de notre rapport à l’environnement et aux autres.

Mais commençons tout d’abord par définir précisément ces termes :

  • Modèle Économique : Il s’agit, selon la première définition du dictionnaire, de l’action d’épargner, dans un sens de modération. Communément, cette épargne concerne l’argent, outil pilier du paradigme dans lequel nous vivons. Mais le fait d’épargner cet outil a des conséquences néfastes sur le comportement des individus, au détriment de la satisfaction des besoins de chacun, de la sécurité par la paix, de la qualité de l’environnement, de l’évolution de notre espèce… L’objectif est donc ici de reconsidérer cette définition de modération pour supprimer ces causes néfastes. Le terme économie vient du grec ancien : « gestion de la maison ». Dans notre cas, la maison est donc la planète Terre, considérée comme le lieu de vie de tous les êtres humains mais également de tous les autres règnes existants : animal, végétal, minéral…
  • Basé sur les Ressources : Les ressources naturelles sont donc posées comme la base de notre épargne, remplaçant l’outil monétaire. Ces ressources vont de la nourriture, l’eau, l’air, jusqu’aux énergies et aux matières premières nécessaires à la production d’outils… Mais les ressources ne se limitent pas à cela. Peuvent aussi être inclues les ressources humaines qui englobent notre innovation, notre culture, notre faculté à résoudre des problèmes, notre action personnelle ou notre altruisme par le travail…

Simplement, un MEBR utilise les ressources existantes, plutôt que l’argent, pour fournir une méthode de distribution équitable de la manière la plus humaine et efficace possible. Dans un système dans lequel tous les biens et services sont mis à disposition de chacun sans l’utilisation d’argent, de crédit, de troc ou de toute autre forme de dette ou de servitude.

Afin de mieux comprendre ce modèle, considérons ceci : si l’ensemble de l’argent dans le monde disparaissait du jour au lendemain, tandis que les terres arables, les usines, le personnel et les autres ressources étaient laissées intactes, nous pourrions construire tout ce dont nous avons besoin pour satisfaire la plupart des besoins humains. À l’inverse, imaginons que les terres arables, usines et outils de travail, animaux, végétaux, minéraux disparaissent au fur et à mesure de la Terre… alors que l’argent se répand et prolifère de plus en plus… Pourrions-nous survivre (et vivre heureux) dans de telles circonstances ?

« Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière asséchée, le dernier poisson pêché, l’homme s’apercevra que l’argent n’est pas comestible. » – Proverbe indien

Au final, ce n’est donc pas l’argent qui est utile aux gens, mais plutôt la possibilité d’avoir accès à la plupart de leurs besoins sans avoir à s’inquiéter à propos de la sécurité financière ou avoir à recourir à une bureaucratie gouvernementale. Dans une économie d’abondance basée sur les ressources, l’argent deviendrait impertinent.

Le MEBR gère donc les ressources de la Terre de manière holistique : il engage une approche systémique de la société en considérant les ressources, l’environnement et les individus comme un tout. En effet, lorsque nous venons à manquer de ressources, à endommager notre environnement, ou à ne plus être en mesure d’assurer l’intégrité des individus, cela est significatif d’une incohérence et d’un dysfonctionnement de notre société dans sa globalité, ce qui la rend non-viable et non-durable à long terme.

Concrètement, cette approche engage naturellement une rationalisation de la production afin de maximiser l’utilisation des biens matériels produits et d’éviter toute pénurie tout en minimisant l’impact écologique et les pertes potentielles. De plus, elle se base sur l’automatisation et la robotisation plutôt que sur le travail humain, libérant ainsi l’humanité des travaux insignifiants et répétitifs lui permettant alors de se consacrer à la réelle satisfaction de ses besoins (épanouissement personnel, intellectuel, culturel, etc.).

L’objectif de cette nouvelle conception sociale est de générer un système stimulant qui ne sera plus dirigé par des objectifs superficiels et égocentriques de richesse, de propriété et de pouvoir mais qui encouragerait plutôt les gens vers l’accomplissement de soi et la créativité, à la fois matérielle et spirituelle.